Le Renard perdu en forêt : conte et illustration sonore à l’école Flammarion


LA GENESE DU PROJET

En janvier 2020, trois étudiants (Bérénice Brejon, Julien Morel et Etienne Floutier) du Cefedem AuRA se lancent dans un projet de conte musical avec deux classes de maternelle ainsi que leurs enseignantes Laurence et Josiane. Située dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon, l’école Flammarion accueille des enfants issus de divers horizons sociaux. L’action est pensée pour une durée de six séances, de deux heures en moyenne, et sur une période de trois semaines, avec pour point final une représentation musicale (les enfants et nous trois) devant les autres classes de l’école.

Animés par l’envie de travailler avec des scolaires sur de la création sonore, le projet nous permettait d’aller à la rencontre d’un public peu familier de la musique ancienne et de faire découvrir aux enfants des instruments que sont le clavecin, la flûte à bec et la viole de gambe. Les ateliers de découvertes d’instruments sont déjà bien établis dans les écoles de musiques et conservatoires mais existent encore peu en milieu scolaire et en particulier dans les écoles maternelles, sauf par l’intermédiaire des musiciens intervenants (CFMI) dans certains établissements, et dans des esthétiques plus “classiques” : orchestre à l’école, demos... 

Les enfants, que nous avons rencontrés dans ces deux classes, n’avaient encore jamais bénéficié de l’intervention de musiciens et il nous tenait à cœur de leur offrir un accès à un univers musical qui est le nôtre. En outre, la présentation d’instruments anciens aux deux classes maternelles nous permettait de construire un lien plus fort avec ces enfants, souvent isolés, malgré eux, d’une grande partie de la culture musicale “savante”.

Le projet, Le renard perdu en forêt, regroupe à la fois :

- De la musique, empruntée à notre univers musical commun, le répertoire du XVIème au XVIIIème siècle :

. Le “coucou” de Louis-Claude Daquin

. La “sauterelle”

. Le “papillon” de Mr de Caix d’Hervelois

. Une chaconne de Jacques Morel

. Une sonate de G.F. Händel

- De la création sonore, imaginée par les enfants à l’aide d’instruments appartenant à l’école, qui pour la plupart n’avaient jamais été joués avant eux. Pour l’essentiel, des instruments à percussions (tambourins, angklungs, maracas, guïros etc.), mais aussi des bâtons de pluie et des appeaux.

- Le conte, que nous avons inventé, récité et enregistré en amont des séances. Ce conte, nous l’avons voulu rempli d’animaux et d'atmosphères, et imaginé pour des élèves de 4/5ans.

L’intention du projet, au-delà de faire de la musique avec les enfants, trouve aussi son origine dans le désir d’inventer et d’imaginer, avec les enfants, des associations entre la musique et les mots, entre les instruments mis à leur disposition et les animaux du conte.

Pour notre action, les enfants deviennent des musiciens à part entière et construisent un véritable univers à travers l’illustration sonore. Ils doivent réfléchir sur le lien entre le son des instruments et la parole, et dans le même temps trouver un geste musical avec les instruments qu’ils utilisent. 

Dans le répertoire baroque, quelques œuvres musicales illustrent des animaux et leurs sons. Dans le même esprit, les enfants utilisent leur imaginaire pour faire parler les animaux dans le conte. Un degré d’abstraction se crée dans le passage de la reproduction des sons des animaux à leurs illustrations grâce à des instruments de musique.

 

LA PREPARATION DE L'ACTION : REFLEXION SUR NOTRE ACTION, CHOIX DU PUBLIC, DES SUPPORTS ET DES INSTRUMENTS


La préparation de notre action s’est faite en plusieurs temps.

Dans un premier temps, nous avons réfléchi à la manière d’aborder cette action. Peu habitués des interventions dans le cadre scolaire, c’est avec un grand intérêt que nous nous sommes dirigés vers un travail visant un jeune public en grand nombre. Ce fut l’occasion pour nous de découvrir le travail habituellement réservé aux dumistes en essayant d’associer notre pratique musicale et notre volonté de partager nos connaissances avec un grand groupe d’enfants, et le plaisir de faire de la musique ensemble.

Dans un second temps, il a fallu définir quel serait le support utilisé pour faire travailler les enfants sur le lien entre la parole et la musique. L’idée d’un conte donnait aux enfants la possibilité d’identifier rapidement les différents acteurs du récit. Nous avons voulu ce récit rempli d’une multitude d’ambiances et d’animaux, connus mais aussi inconnus des enfants, pour qu’ils aient également à chercher et à inventer des sons.

Nous avions la possibilité de choisir un conte déjà connu par les enfants mais le fait de devoir créer notre propre matériel de travail nous a davantage impliqué dans l’action. Une fois le conte écrit, nous avons décidé d’enregistrer le conte avec nos trois voix.

L’enregistrement du conte a révélé plusieurs choses : par exemple, le fait d’avoir ajouté beaucoup d’animaux, qui parfois dialoguent dans le récit, a permis beaucoup d'interactions dans le jeu musical avec les enfants. De la même manière, les différentes ambiances dans la forêt, expressions et sentiments des animaux ont donné lieu à de nombreuses recherches sonores. Ainsi, le rythme que nous avons donné au récit a aussi instauré des moments d’écoute pour les enfants, ce qui nous a permis de faire travailler les enfants sur l’alternance des moments où on joue et ceux où on est attentifs au récit.

Comment faire de la musique avec les enfants et avec quels instruments ?
Le choix des instruments s’est fait assez simplement, l’école maternelle possédant un nombre important d’instruments à percussions. Pour l’occasion, nous avions aussi apporté une boîte d’appeaux qui imitent certains oiseaux. Nous avons également voulu faire chanter les enfants à un certain moment dans le récit et le choix de la comptine, Dans la forêt lointaine (Coucou hibou), correspondait parfaitement à notre conte.

Par la suite, nous avons imaginé un déroulé de notre action par semaine, en proposant les mêmes activités aux deux classes. Les premières séances permettraient de faire connaissance, de présenter le projet et les instruments aux deux classes. Dans ces mêmes séances, les enfants pourraient par petits groupes et dans des salles séparées essayer nos trois instruments. Les séances d’après seraient utilisées pour la découverte des autres instruments de l’école et pour le travail d’illustration sonore. La dernière séance donnerait lieu à une petite présentation de chaque classe devant les autres élèves de l’école.

 

AU COEUR DE L'ACTION

1ère journée :

Nous avons proposé, en guise de première rencontre et de bienvenue, un petit concert proposant quelques pièces de notre répertoire afin de nous présenter en tant que musiciens et de faire entendre les différents instruments. Nous avons joué des pièces en trio ainsi que des pièces en solo et initié, à chaque fois, un moment d’échange avec les enfants sur ce qu’ils venaient d’entendre, ce qu’ils reconnaissaient ou non, ce que ça leur évoquait. 

Les enfants évoquent quelques impressions, guidées par nos questions. Ils se plaisent souvent à évoquer leurs propres expériences. Ils font part également de leurs avis et goûts, parfois assez tranchés, sur nos instruments, leurs sonorités : “ça me fait danser dans ma tête”, “ça me fait penser à Spiderman” (après la chaconne de Morel), “c’est trop fort”, “c’est désagréable”, “ça ressemble à une guitare”, (en évoquant la viole de gambe), “c’est un piano” (en parlant du clavecin).

Il n’est pas si facile de gérer la parole des élèves car ils sont nombreux et les interventions dérivent parfois du sujet initial. Il s’agit, à la fois, de leur laisser un espace de parole et de réaction libres tout en permettant à tout le monde d’intervenir, sans perdre également de vue notre objectif qui est d’abord que les élèves jouent et manipulent les instruments.



    
Petit concert baroque - première séance
(Copyright ©JC)


Nous avons proposé ensuite de scinder le grand groupe en trois ateliers afin de découvrir plus précisément la viole, le clavecin et la flûte à bec. Les ateliers se sont déroulés dans trois espaces différents, les élèves pouvaient alors s’approcher plus facilement des instruments pour les découvrir et les manipuler. Chaque élève a pu toucher et faire sonner les différents instruments permettant alors une écoute plus fine des particularités de chacun.

    Ces moments permettent de faire un premier lien entre notre présentation, notre “concert”, nos instruments et une implication plus forte des élèves dans un travail musical dont ils seraient maîtres plus tard. L’idée était bien de les faire jouer sur les instruments dont ils disposaient (percussions etc…) mais il était important pour nous de leur faire essayer nos propres instruments afin de créer un lien, peut-être plus fort, entre notre pratique et leur future pratique des instruments de l’école.

Les élèves semblent très impliqués et intéressés. Un travail d’écoute, de concentration et de patience se met également en place car il faut écouter ses camarades jouer, observer la façon de tenir l’instrument ou de poser son doigt, écouter les différences entre les sons, etc.

 
Les flûtes...
(Copyright ©JC)


 
Découverte du clavecin...
(Copyright ©JC)


 
… et de la viole
(Copyright ©JC)





2ème journée :

Après un deuxième temps d’atelier permettant à tous les élèves de découvrir les trois instruments, les élèves se sont regroupés dans leurs classes respectives.

Les élèves se sont ensuite essayés aux divers instruments qui se trouvaient à l’école et ont pu manipuler chacun la totalité des instruments.

Nous choisissons délibérément de nous placer au même niveau qu’eux. Leur découverte des instruments est autant la nôtre car nous ne connaissons pas forcément tous les instruments et nous les laissons tâtonner afin de trouver comment produire du son.
Nous tentons d’amorcer un travail sur les associations d’idées avec les différents sons des instruments mais il n’est finalement pas si facile, ni évident pour les élèves d’évoquer leurs sentiments. Nos questions peuvent parfois faire émerger des éléments de rapprochement.

Pour conclure la séance, nous avons fait écouter le conte, que nous avions enregistré et les élèves l’ont résumé en mettant en avant ce qu’ils en avaient retenu, notamment les personnages principaux, leurs actions et sentiments.

Une grande qualité d’écoute et de concentration prend place durant ce moment. L’importance du sonore se retrouve aussi dans ces moments d’écoute de la voix parlée, voix parlées qui ne sont plus celles des élèves ou des enseignantes, ni même les nôtres mais des voix étrangères, enregistrées au même titre qu’un enregistrement musical.


3ème journée :

Nous avons repris le travail sur les sons par un moment de jeu assez libre sur les instruments en proposant une classification selon les modes de jeu. Les instruments étaient à disposition des élèves et chacun pouvait en choisir un selon le mode de jeu spécifiquement nommé. Nous nommions par exemple : “les instruments que l’on secoue”, puis “les instruments sur lesquels on tape” etc. Chaque élève a alors pu manipuler un instrument en l’associant à une “famille” d’instruments.

Nous prenons le temps d’écouter les instruments un par un, afin d’entendre leurs spécificités, puis par “famille” d’instruments et enfin, tous ensemble dans une joyeuse cacophonie assez libératrice.
Il n’est pas si facile de trouver le juste équilibre entre une écoute attentive et fine des différents timbres, qui requiert une certaine forme de passivité, avec une implication entière des élèves, qui se révèle d’ailleurs par l’engagement de leurs corps tant dans l’espace que vis-à-vis de l’instrument.

 
Bâton de pluie - l’eau du ruisseau / la pluie
(Copyright ©JC)

Nous avons ensuite proposé aux élèves d’associer plus particulièrement les instruments qu’ils avaient devant eux avec un animal ou un élément du conte, qu’ils avaient réécouté le matin sans nous. Nous avions pour cela défini quels étaient les éléments principaux du conte pour lesquels nous avions imaginé une “illustration” sonore. Les élèves se sont alors, chacun, déplacés vers l’instrument de leur choix au fil des éléments nommés. Nous avons alors réécouté le conte à la lumière de ces nouvelles illustrations sonores.
 
Güiro - la grenouille / l’ours / le crapaud
(Copyright ©JC)


Les rôles de chaque enfant associés aux animaux et bruit de la forêt :
 


Il n’est pas facile d’imaginer comment chaque enfant peut trouver sa place dans ce projet. Nous ne connaissons pas encore très bien les enfants et il est parfois difficile de s’adresser plus particulièrement à l’un ou à l’autre afin d’essayer d’impliquer tout le monde de la même façon. Cependant, nous comprenons assez vite que ce n’est pas forcément essentiel et qu’il s’agit surtout de nous concentrer sur ce que nous proposons afin que chacun puisse se sentir concerné par ce qui est fait. 

Les enseignantes nous confient qu’il n’est pas toujours facile de mener ce genre de projet avec une ou plusieurs classes car le nombre d’enfants n’est pas toujours évident à gérer. C’était, néanmoins, un de nos buts premiers que de faire participer le plus possible les enfants, dans la mesure, bien sûr, de leurs envies et réactions.


4ème journée :

Nous avons poursuivi le travail d’illustration sonore en affinant les associations, les différents gestes instrumentaux et la production sonore. Nous avons également consacré du temps à travailler sur la structure du conte afin que les enfants repèrent de plus en plus précisément leurs moments d’intervention. 

Notre but était que le spectacle soit réellement initié par les enfants sans interventions extérieures. Néanmoins, cela n’était pas si facile pour les enfants d’avoir une forme de réactivité qui permettait de se concentrer à la fois sur le texte du conte et les instruments à manier.


5ème journée :

Les enfants ont nécessité un temps de remémoration pour retrouver leurs instruments, les sons qui correspondaient ainsi que les moments du conte où ils intervenaient. Pour cela, Josiane et Laurence avaient noté les rôles de chacun afin de ne pas les oublier.
 
Quelques dessins d'enfants...


6ème journée :

Nous avons organisé deux temps de répétitions générales pour chaque classe afin que les élèves retrouvent leurs repères puis nous sommes allés nous installer dans le grand hall de l’école afin de préparer la petite présentation devant les autres classes. Les élèves ont ainsi proposé un moment musical pour leurs camarades. Un temps, très bref, de questions a été initié, ce qui nous a permis de présenter à nouveau les instruments pour les élèves qui ne les connaissaient pas.

La représentation a permis de concrétiser le projet en proposant aux enfants un moment où ils n’étaient plus spectateurs mais acteurs, musiciens, au même titre que nous. 

 

QUELQUES ELEMENTS D'ANALYSE DE NOTRE ACTION

L’écriture du conte et la préparation musicale : entre création d’outils pédagogiques et émergence d’un projet collectif

Pourquoi avons-nous écrit nous-même le conte ? Pourquoi ne pas avoir fait créer le conte par les enfants ?

C’était d’une part une question de temps et de but : dans le temps imparti des six séances de deux heures, nous n’avions pas le temps nécessaire à l’invention du conte, sachant que le conte n’était pas le but de l’action, mais plutôt un support qui permettait aux enfants de faire la musique illustrant le conte.

D’autre part, peut-être qu’en tant que musiciens, nous ne nous sentions pas capables ou légitimes, dépourvus de bagages suffisants, narratifs ou littéraires, pour faire développer un conte. L’âge des enfants aurait sans doute aussi nécessité qu’on les guide beaucoup dans l’invention collective du conte.

Enfin, cela était aussi l’occasion pour nous trois de préparer ensemble l’action à venir. Ce temps de préparation était nécessaire à l'émergence d’idées communes, et une façon de nous projeter concrètement dans les six séances à venir.

L’envie de créer notre propre matériau de travail partait aussi de l’idée que nous pourrions, à partir de ce matériau, aller au plus près de ce qui nous tenait à cœur, de ce que nous voulions inventer et créer avec les enfants. Il s’agissait donc de créer notre propre boîte à outils pour viser des apprentissages et des découvertes que nous avions décidés. Cependant, il faut peut-être veiller à ce que la création, de toute pièce, de tous les outils pédagogiques, n’enferme pas le projet dans une logique descendante, qui serait celle de faire faire aux enfants ce que nous voulions sans autre forme d’adaptation et d’écoute. Finalement, le but était vraiment ici intrinsèque à l’objet que nous fabriquions. L’écriture et l’enregistrement du conte étaient au service d’une volonté d’axer notre propos sur l’écoute du matériau sonore, quel qu’il soit.


L’écoute au cœur du projet : temps de concentration et d’ouverture

Pourquoi avons-nous enregistré le conte, au lieu de le réciter devant les enfants ? 

Cela nous a d’abord permis d’avoir une plus grande disponibilité lors des séances de travail avec les enfants, et également lors du spectacle : au lieu d’être concentrés sur la diction ou le jeu théâtral, nous pouvions être attentifs à d’autres éléments, comme l’action musicale des enfants lors du déroulé du conte, ou bien intervenir musicalement nous-même, comme nous l’avons fait à plusieurs reprises lors du spectacle final.

La question de l’écoute est également devenue centrale et ne concernait plus seulement une écoute d’un matériau musical, qu’il soit musique (construction de sons dans le temps), ou instrument (le son brut d’un instrument), mais concernait désormais la parole comme matériau sonore par excellence. 

Nous avions souhaité nous présenter en musique, révélant notre identité de musicien, mais c’était également l’occasion de partager un premier moment commun d’écoute. Ce moment d’écoute, nous l’avions souhaité conséquent et non qu’il se résume à quelques notes jouées sur chacun de nos instruments. La concentration et la curiosité se sont installées et sont restées moteur durant toute notre intervention. 

Les temps d’écoute ont rythmé notre projet, qu’ils soient écoute du conte, écoute des instruments, des interventions des enfants, de nos interventions.


L’arbitraire du sonore ?

Nous avons rencontré des difficultés en ce qui concerne les représentations sonores des cris des animaux : nous avons en partie laissé les enfants décider du son représentant chaque animal, en les guidant parfois aussi. Nous ne voulions pas être trop directifs, mais nous étions aussi prisonniers de la durée des six séances. Si nous avions eu plus de temps, nous aurions pu développer plus longuement les ateliers de recherche sonore.

Il a été intéressant de voir à quel point nos représentations sont socialement et culturellement construites et peuvent paraître évidentes alors qu’elles ne le sont pas toujours. En effet, certaines associations entre des sons et des animaux relevaient pour nous de l’évidence et il a parfois été troublant de voir à quel point ce n’était pas le cas pour ces enfants. Le sonore repassait alors dans le monde de l’implicite, de l’abstraction et nos associations devenaient aussi arbitraires que celles que pouvaient proposer les enfants. La question de l’illustration musicale, de la peinture sonore, celle du figuralisme finalement était au cœur de notre projet sans que nous l’ayons vraiment interrogée en amont. Cela pose la question de notre support qui était de l’ordre de la parole, du dire et donc de l’explicite. Un explicite néanmoins sous-tendu par des symboles, représentations, significations, références qui sont alors toujours à analyser, questionner.
 

Nous remercions chaleureusement Josiane et Laurence, pour leur accueil et leur implication dans notre projet, ainsi que l'équipe de l'école Flammarion, et les enfants pour leur enthousiasme et leur curiosité.

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